Ségolène Royal a un problème avec les médias : ça l'angoisse. Dès le lendemain de son investiture par le parti socialiste, elle annule sa participation au journal de 20 heures. Quelques semaines plus tard, elle décommande le 19/20 de France 3. Mieux, elle a imposé à France 2 ses conditions de passage à l'antenne : pas question pour la primadonna du PS de converser avec les journalistes, elle a demandé à débattre avec de « vrais gens » ou rien, et refusé de rester plus d'une heure à l'antenne.
Sa technique est la suivante. Ou bien elle peut tout imposer à l’avance et dans les moindres détails pour pouvoir tout contrôler et ne prendre aucun risque ou bien elle refuse la confrontation. Son porte parole Arnaud Montebourg ayant déclaré à l'AFP avoir « décidé de faire la grève des questions qui n'intéressent pas les Français », on ne peut pas s'étonner que la candidate refuse de répondre à la presse. Le principe de base : ou bien je souhaite répondre à la question ou bien je dis qu’elle n’intéresse pas les Français.
C’est plus simple.
Pour l’excuser, nous dirons que Ségolène Royal a du mal à trouver des compétences au parti socialiste. Le 17 janvier dernier, Arnaud Montebourg déclarait sur Canal + et à une heure de grande écoute que « Ségolène ROYAL n’a qu’un seul défaut, son compagnon ». Devant la surprise générale il expliquait immédiatement que « c’était pour rire ». Nous le savions bien que c’était pour rire et que Ségolène ROYAL n’a pas qu’un défaut, elle en a beaucoup.
L’un des plus problématiques est de ne pas savoir s’entourer car un Président de la République a besoin d’une équipe forte à ses cotés.
Montebourg a été suspendu 1 mois. Il y en a d’autres au PS qui s’en sont mieux sortis. Alors que Georges Frêche (PS) s’est fait remarquer à plusieurs reprises pour ses propos contre les Harkis et contre la proportion de noirs en équipe de France, la direction du parti ne se décide pas à prendre les sanctions, pourtant évidentes, qui lui incombent. Pourquoi? Et bien, c’est simple : Evoquant "les combines d'Urba conseil dans les années 1980", M. Frêche menace : « J'ai gardé toutes les preuves. Et je pourrais semer une panique que vous ne pouvez pas imaginer... » C’est peut être pour cela que Monsieur Frêche était présent dans la salle au dernier meeting de Ségolène Royal à Montpellier…. No comment.